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    September 27

    Il y a deux mois...Extrait de mon carnet de voyage!

    "Entre le 27 et le 28 juillet, 05h00 - heure francaise, 22h00 - heure mexicaine :
     
    Premiere journee de notre periple, passee en grande partie dans les aeroports et les avions. un petit changement de programme : le vol pour Atlanta sest transformé en vol pour Mexico! deux heures de difference a l'arrivee, un passage aux USA evite (hehe), et un bon d'achat Air France - une incitation au voyage, que demander de plus Rire!
     
    Nous sommes arrivees a Mexico vers 03h00 (heure francaise), 21h et des poussieres la bas...Du coup, petit cafe accompagne d'une delicieuse..cigarette! jusqu'a ce que'on tombe sur Antoine, alias Tonio, pote de Marie: le hasard des rencontres dans les aeroports internationaux, tout un poeme! Petite ombre au tableau : les formalites relatives a l'immigration n'ont pas ete remplies! Incomprehension entre Air France et Air Mexico? Manque de zele du personnel a bord de l'avion? Peu importe parce que nous voila partis au pas de courseau terminal 19, service de l'immigration: il nous reste dix minutes avant que notre avion ne decolle! Les papiers sont remplis en quatrieme vitesse, les tampons, apposes sur les passeports, et nous voila en train de courir a travers les couloirs de l'aeroport, en esperant que notre commandant sera assez gentil pour ne pas laisser trois pelerins dormir a l'hotel de l'aeroport cette nuit! Finalement, tout est bien qui finit bien, l'avion nous attend, et en profite meme pour prendre d'autres passagers, et nous voila repartis pour 9 heures d'avion en direction de..BUENOS AIRES!!!!
     
    Pas vu grand chose pendant le vol : il fait nuit, tout le monde dort sauf aux heures - extravagantes - des repas, et vers 08h00 (heure locale), nous commencons a voir un bout de montagne (enneigee bien sur) par ci pas la...et puis, c'est l'arrivée imminente, le paysage orangé, mrron, des champs, rien que des champs, avec quelques routes, pour nous accueillir. le couer qui palpite, c'est l'aterrissage..Mais meme apres, il continue : c'est l'Argentine! nous sommes a l'autre bout du monde, et pour l'instant, rien et tout est different : les agens attendent leurs bagages, helent des taxis ("Non, pas Radio Taxi, plutot Taxi Ezeiza"), et nous, au milieu!
     
    Petit contretemps (il en faut), nous devons attendre la copine d'Antoine, qui finalement a été bloquee a Boston par un tempete, et nous decidons de prendre le taxi : 70 pesos pour rallier Buenos Aires en une petite demi-heure, et deja un apercu eclairant de ce qui nous attend. la banlieue est demesuree, jonglant entre pavillons aux tuiles rouges sur le toit, palmiers, immeubles (quasi-)insalubres et favellas modernes ou les batiments, a defaut d'avoir ete termines, exposent leurs squelettes de tiges d'acier, seches-linge improvises mais visiblement ideaux!
     
    Nous arrivons a l'auberge de jeunesse recommandee par Antoine, au 579, Carlos Gardel dans le quartier de San Telmo, une des derniers "barrios" encore authentiques (selons certains, dont le Lonely Planet!). il est midi, nous avons traversé la moitié du monde, et nous vila en expédition pour trouver une banque de change : une bonne occasion de decouvrir en avant-premiere le quartier!
     
    Peru, Venezuela, Florida, Defensa, Plaza de Mayo, Avenida de l'Independenzia..Nous decouvrons ces noms encore inconnus, sous un beau soleil et une temperature plutot clemente : 08°C! Les comparaisons avec Ottawa, Bruxelles, New York, Barcelone..fusent, mais aucune ne met veritablement le doigt dessus. La ville est la, sous nos yeux, pas toujours tres jolie, souvent en piteux etat, elle degage pourtant une atmosphere incomparable : tout vit ici! Les gens, les batiments, tout raconte l'histoire de cette ville, de ce pays...
     
    Petite halte dans uen sorte de taverne ou nous nous empiffrons d'empanadas (a la viande, au poulet, aux calamars), et nous voila repartis. L'Eglise San Ignacio, construite en 1710 (la plus vieille de Buenos Aires) nous ouvre ses portes : les murs sont delabres (pas d'argent ici aussi pour entretenir les eglises. un comble dans un pays aussi catholique!), mais les couleurs chaudes de l'autel sautent aux yeux!
     
    Le soir, nous retrouvons Alexia, une copine d'Antoine, installee depuis 3 mois a Buenos Aires. apero accompagne d'une piccadia (enorme planche de bois surchargee de charcuterie, de fromage, d'olives...) en attendant sa copine Roxane ; les plans pour la soiree fusent, notamment une soiree de "departido" (fetes d'adieu des expat' ici), mais mes yeux se ferment apres mon troisieme verre de vin (Malbec puis Carcassonne..le vin argentin merite deja sa reputation!), et la soiree se termine pour Marjo et moi vers minuit..."
    September 17

    Pablo Neruda, Vingt poèmes d'amour/une chanson désespérée

    Poema 18

    Aquí te amo.
    En los oscuros pinos se desenreda el viento.
    Fosforece la luna sobre las aguas errantes.
    Andan días iguales persiguiéndose.


    Se desciñe la niebla en danzantes figuras.
    Una gaviota de plata se descuelga del ocaso.
    A veces una vela. Altas, altas estrellas.


    O la cruz negra de un barco.
    Solo.
    A veces amanezco, y hasta mi alma está húmeda.
    Suena, resuena el mar lejano.
    Este es un puerto.
    Aquí te amo.


    Aquí te amo y en vano te oculta el horizonte.
    Te estoy amando aún entre estas frías cosas.
    A veces van mis besos en esos barcos graves,
    que corren por el mar hacia donde no llegan.


    Ya me veo olvidado como estas viejas anclas.
    Son más tristes los muelles cuando atraca la tarde.
    Se fatiga mi vida inútilmente hambrienta.
    Amo lo que no tengo. Estás tú tan distante.


    Mi hastío forcejea con los lentos crepúsculos.
    Pero la noche llega y comienza a cantarme.
    La luna hace girar su rodaje de sueño.


    Me miran con tus ojos las estrellas más grandes.
    Y como yo te amo, los pinos en el viento,
    quieren cantar tu nombre con sus hojas de alambre.


    Pablo Neruda

    Poème 18

    Ici je t'aime.
    Dans les pins obscurs le vent se démêle.
    La lune resplendit sur les eaux vagabondes.
    Des jours égaux marchent et se poursuivent.


    Le brouillard en dansant qui dénoue sa ceinture.
    Une mouette d'argent du couchant se décroche.
    Une voile parfois. Haut, très haut, les étoiles.


    Ô la croix noire d'un bateau.
    Seul.
    Le jour parfois se lève en moi, et même mon âme est humide.
    La mer au loin sonne et résonne.
    Voici un port.
    Ici je t'aime.


    Ici je t'aime. En vain te cache l'horizon.
    Tu restes mon amour parmi ces froides choses.
    Parfois mes baisers vont sur ces graves bateaux
    qui courent sur la mer au but jamais atteint.


    Suis-je oublié déjà comme ces vieilles ancres.
    Abordé par le soir le quai devient plus triste.
    Et ma vie est lassée de sa faim inutile.
    J'aime tout ce que je n'ai pas. Et toi comme tu es loin.


    Mon ennui se débat dans les lents crépuscules.
    Il vient pourtant la nuit qui chantera pour moi.
    La lune fait tourner ses rouages de songe.


    Avec tes yeux me voient les étoiles majeures.
    Pliés à mon amour, les pins dans le vent veulent
    chanter ton nom avec leurs aiguilles de fer.

    *** 

    September 12

    on the road again..AGAIN (comme dans la chanson)!

    Vol pour Rio : 750 euros...
    Vol pour Sydney : entre 950 et 1120 euros...
    ...je continue? 
    September 09

    juste un truc..

    une phrase que j'ai entendu hier et qui a eclairé ma fin de soiree, en me faisant bien rigoler :
     
     
     

    t'arretes avec ta moralité sur ta nullitude!

    Tire la langue

     
     

    Paris

    Deja 10 jours que nous sommes rentrées, Marjo et moi, et l'aterrissage n'est pas encore total.Des images de payasages enneigées passent devant mes yeux toutes les heures, voire toutes les cinq minutes. Des anecdotes me reviennent a l'esprit, mais il est difficile de toujours les révéler : pas le moment, pas la bonne personne, pas l'envie...Mon cerveau échafaude des plans tordus, calculant les jours qui me séârent des vacances, le cout de tel ou tel billet d'avion, les délais de demande de visas et autres formalités indispensables!
    Mais le côté raisonnable revient toujours a la charge, et meme si je doute -souvent-des verités qu'il m'assène, force est d'admettre qu'il a grlobalement raison. Alors, il faut prendre sur soi, refouler les larmes qui parfois, de temps en temps, s'accumulent au bord des cils, parce que...c'est pas mal aussi ce qu'il y a ici, et il faut être fier de ce que l'on a reussi a construire depuis des années,  tout du moins jusqu'a un certain point qui se résume à rejeter l'idée de tout envoyer balader a son retour de vacances!!!
     
    voila...
     
    dédicacé a tous ceux qui ont eu des retours de vacances difficiles, encore emerveillés par ce qu'ils ont decouverts la bas, sur le pays, les gens, sur eux-memes, et partagés entre la tristesse/nostalgie et l'envie d'aller de l'avant!